N° 420 Semaine du
12 Au 18 Avril 2014

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Manque d’anticipation…
Le Premier ministre par intérim qui a retrouvé le costume de ministre de l’Energie à l’occasion, en a dit trop ou pas assez sur le coût de l’électricité et du gaz, appelé à augmenter dans quelques années. Or, en ces temps de campagne électorale, les mauvaises nouvelles doivent être bannies et cette annonce est venue comme un cheveu dans la soupe. Pourtant il faut bien se rendre à l’évidence et se préparer à vivre des années de vaches maigres après avoir épuisé les réserves pétrolières. Et ce, malgré les prévisions les plus fantaisistes de ceux-là qui nous disent qu’il y aura toujours le gaz de schiste à exploiter. Ne nous leurrons pas, cette énergie fatale pour l’agriculture et l’environnement est en ce moment très controversée sous d’autres cieux. De plus, la déclaration jugée inopportune du ministre de l’Energie n’est qu’un prélude à ce qui nous attend dans l’après-pétrole. On nous dit que l’augmentation du gaz et de l’électricité sera proportionnelle au pouvoir d’achat : à condition toutefois d’avoir encore un pouvoir d’achat assez élevé pour faire face à une inflation qui ne pourra être contenue. Parce que les pouvoirs publics ne pourront plus soutenir le prix des produits de première nécessité, faute de liquidités. Parmi les centaines de milliards dépensés pour régler les factures des importations de l’agroalimentaire notamment, une partie aurait pu être aisément investie dans des projets porteurs, des entreprises qui s’inscrivent sur le long terme, créatrices d’emplois et de richesses. En économie cela s’appelle l’anticipation, c’est-à-dire la capacité de prévoir les futures entraves au développement. Et nous le savons : les pétrodollars qui ont été générés par l’exploitation des ressources énergétiques, ont servi à acheter la paix sociale auprès de toutes les clientèles. Des jeunes chômeurs devenus soudain entrepreneurs, aux corps de métier qui ont obtenu de substantielles augmentations avec effet rétroactif à l’appui, en passant par les milliers de logements distribués avec des relents de populisme. Avec quoi payera-t-on tout ce monde quand les caisses seront vides ?

N.B.








Culture festivalière
Soixante milliards de dinars vont être consacrées à l’événement «Constantine, capitale de la culture arabe». C’est ce que vient de révéler la ministre de la Culture en précisant que cette manifestation d’envergure sera une réussite comme celles de Tlemcen et d’Alger. Sauf que nous ne gardons pas un souvenir particulier de ces deux festivals qui ont coûté énormément d’argent au contribuable sans vraiment laisser des traces indélébiles. A tel point que de nombreux confrères n’ont pas hésité à parler de «culture festivalière» sans aucune incidence sur la vie de tous les jours. Or la culture, on l’aura constaté, est le grand absent de cette campagne électorale où dans le meilleur des cas, les candidats se contentent d’effleurer le sujet. Pour la simple raison qu’il n’existe pas de projet culturel pour le pays hormis ces festivals qu’on confine à des grandes villes devenues capitales du thème de l’arabité ou de l’islam. Ou encore quelques festivals de musique andalouse, de théâtre, du rire… Et puis c’est tout. Combien de centres culturels existe-t-il en Algérie ? A propos de Constantine, les autorités et particulièrement le ministère seraient bien avisés s’ils utilisaient les milliards de dinars à édifier des petits centres culturels dans les nouvelles cités livrées à toutes les violences. Des lieux de loisirs où n’importe quel jeune pourrait apprendre à jouer d’un instrument de musique, à faire du théâtre, de la peinture, de la photo d’art… avec l’encadrement de moniteurs qu’on soustrait au chômage. Des jeunes qui maîtrisent un art, il s’en trouve partout. Et Dieu seul sait qu’avec 60 milliards de dinars, on peut en construire des centres et recruter des encadreurs. Au lieu d’une manifestation de grande envergure qui ne laissera pas de souvenirs impérissables hormis quelques édifices, salles de cinéma qu’il faudra songer à animer. La culture, dit-on, c’est ce qui reste quand on a tout perdu. Dans les cités populeuses, la jeunesse a perdu l’espoir.

K.A.

LANCEMENT DU TRI SÉLECTIF DES DÉCHETS DANS LES QUARTIERS D’ALGER

La wilaya organise l’échec de l’opération

La wilaya d’Alger veut s’offrir le luxe de tisser, dans les quartiers du centre-ville, un réseau de tri sélectif, à la source, des déchets solides urbains (papier, plastique et métaux). Mais à moindre frais. L’opération lancée par le wali, Abdelkader Zoukh, au début de ce mois, dans la commune d’Alger-Centre notamment, tourne au poisson d’avril. Eclairage.


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PRÉSIDENTIELLE 2014

Quelle Algérie pour les générations futures ?

C’est ce jeudi que seront appelés aux urnes les Algériens pour élire un nouveau président ou reconduire celui en exercice. Au terme d’une campagne sans relief et marquée par de nombreux dérapages, deux candidats semblent émerger du lot : M. Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un 4e mandat, et M. Ali Benflis, le plus sérieux des outsiders en lice.

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DOUÉRA

Une ville où il ne fait pas bon vivre

Douéra est une commune de la wilaya d'Alger, située dans la banlieue sud-ouest, à environ 20 km de la capitale, axée sur la rocade sud d'Alger. Cette agglomération était, à l’origine, un petit village colonial fondé le 23 mai 1835, transformé en centre militaire accueillant deux grandes casernes nommées Damrémont et Bugeaud.

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MÉDECINE GRATUITE

Quelle redéfinition ?

Personne, a priori, ne remet en cause le droit à l’accès aux soins. Seulement, les travailleurs veulent que la CNAS ne prenne en charge que ses adhérents. Les spécialistes réclament une politique claire qui doit commencer par la détermination des véritables démunis. Ainsi, les riches auront le choix entre adhérer à la CASNOS ou prendre une assurance économique, sinon payer les soins qu’ils reçoivent à l’hôpital public.

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MEHDI ALOUANE, COMPOSITEUR

«L’Algérie est ma source d’inspiration»

Mehdi Alouane est un artiste algérien installé en France depuis déjà dix ans. Ses notes musicales invitent au rêve. Son nouvel album «The Sound of the incurable disease», qui sortira le 14 avril, est un mélange de sonorités venues d’Algérie. Nous l’avons rencontré. Entretien.

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LIGUE DES CHAMPIONS : BAYERN - REAL MADRID, CHELSEA - ATLÉTICO

Les six raisons qui donnent déjà envie d'y être

Real Madrid - Bayern Munich et Atlético Madrid - Chelsea : le simple énoncé de ces chocs fait saliver. On a quand même trouvé quelques raisons supplémentaires de ne rien manquer.

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DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL

Alger compte 50 000 PME

Dans le cadre de la nouvelle politique de développement industriel que vient d’initier le gouvernement Sellal, Alger va donner un nouveau souffle au développement et 0 L'expansion des petites et moyennes entreprises industrielles; qu’elles soient publiques ou privées, selon M. Hammou Ali, directeur des PME /PMI à Alger, en marge de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya, organisée dimanche dernier sous la présidence de Karim Benor et en présence du wali, Mohamed Kebir Addou.

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